2Stérilisez votre chat, la nature vous remerciera !logo-animavet

Les chats domestiques sont responsables de la mort de centaines de millions de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens chaque année. Et tout cela sans compter les chats errants.
Les chercheurs évaluent en effet à 10 000 le nombre de petits animaux (rongeurs, oiseaux…) tués par des chats sur une surface urbaine d’un kilomètre carré.
Un chat tue en moyenne 16 proies par an. Ces nombres impressionnants représentent dans certaines régions un danger sérieux pour la biodiversité.

La stérilisation pour tous les chats domestiques est une alternative afin de limiter la population errante. Une fois perdus dans la nature, en cas de perte ou d’abandon, ces derniers ne pourraient plus se reproduire.

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L’impact des chats sur la faune sauvage est bien connu. Il est d’ailleurs à l’origine de l’attitude bienveillante des hommes envers ces félins, grands chasseurs de rongeurs et, donc, grands protecteurs de récoltes. Mais les temps ont changé. A une époque où le maintien de la biodiversité a été élevé au rang de priorité, ces mêmes talents de chasseur sont désormais considérés avec méfiance. Et les études à leur sujet se multiplient.

Une étude men1ée en 2007 dans le village suisse a consisté à demander à des propriétaires

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de chats de comptabiliser le nombre de proies rapportées par leurs animaux. Les auteurs de l’étude affirment que le nombre absolu de proies attrapées par région est frappant et indique que l’impact du chat représente un facteur important au sein des écosystèmes. Ceci est d’autant plus préoccupant car les chats de propriétaire reçoivent une alimentation adaptée à leur besoin, contrairement aux chats sauvages.

D’autres études, effectuée sur des îles, présentent des résultats plus dramatiques : les espèces présentes dans la faune sauvage locale sont moins nombreuses et donc susceptibles de disparaître globalement lorsqu’elles s’éteignent localement. De plus les chats ont souvent été introduits tardivement, ce qui implique que leurs proies n’ont pas eu le temps d’évoluer avec eux et de développer à leur encontre des moyens de défense efficaces.

l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) précise : «Sur les îles, les chats laissés en liberté ont provoqué ou contribué à la disparition d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. Trente-trois au total, dont plusieurs espèces d’oiseaux ».

Afin de limiter l’impact des chats, en réduisant progressivement leur nombre, il est indispensable de les stériliser, de limiter la
divagation et de les équiper d’une clochette.

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© Dr Marion Zanini Botto